Laine

Les moutons : bien plus que des producteurs de laine !

Troupeau de moutons de la bergerie bio du Gros Cron à Lahage

Derrière chaque toison, il y a un animal qui joue aussi un rôle dans notre nourriture de qualité et dans l’entretien de nos paysages.

Élevage, pâturage, biodiversité, fertilisation des sols : les moutons contribuent à de nombreux équilibres agricoles et écologiques. À condition, bien sûr, que leur présence soit adaptée aux milieux dans lesquels ils évoluent et que leur élevage soit respectueux de l’environnement. En bio et en extensif, c’est 1000 fois mieux qu’en bergeries nourris aux granulés.

Lorsqu’on parle des moutons, on pense à la viande, au lait ou à la laine. Pourtant, leur rôle dans les paysages ruraux est beaucoup plus large.

Le pâturage, un outil d’entretien des espaces naturels.

Les moutons consomment de nombreuses espèces végétales et participent ainsi à l’entretien des prairies, des pelouses et de certains espaces difficiles à gérer mécaniquement (par exemple des zones en pente, caillouteuses, humides, selon les régions).

Dans les milieux adaptés, le pâturage permet de limiter l’embroussaillement et de maintenir des espaces ouverts. C’est particulièrement intéressant dans certaines réserves naturelles, sur des coteaux calcaires ou dans des prairies présentant un intérêt écologique. C’est aussi fondamental pour créer et gérer des zones coupe-feux dans les régions boisées où les feux démarrent régulièrement en été.

En consommant certaines plantes et en laissant d’autres se développer, les animaux contribuent à créer une mosaïque de végétation. C’est cette diversité qui offre des habitats à de nombreux insectes, oiseaux et autres animaux.

Mais attention : le pâturage n’est pas automatiquement bénéfique pour la biodiversité. Une pression trop importante peut provoquer le surpâturage, appauvrir la végétation et favoriser l’érosion des sols. Tout dépend du nombre d’animaux, de la durée du pâturage, de la saison et des caractéristiques du terrain.

Des fertilisants naturels pour les sols.

Les déjections des moutons restituent au sol une partie des éléments nutritifs issus de leur alimentation. Elles participent au cycle naturel des matières organiques et des nutriments.

Dans un système agricole bien géré, le pâturage permet ainsi de fertiliser les prairies sans devoir recourir à des engrais extérieurs.

Un élevage qui entretient des territoires.

Dans certaines régions, notamment les zones de montagne et les territoires ruraux peu mécanisables, l’élevage ovin contribue au maintien de paysages ouverts et de pratiques agricoles traditionnelles.

Les moutons peuvent également valoriser des surfaces herbagères qui ne sont pas directement destinées aux cultures alimentaires humaines. De nombreux projets se développent maintenant avec des moutons pour entretenir des surfaces d’herbes autour des entreprises et usines. Ils remplacent les tondeuses bruyantes et apportent de la vie.

Le mouton est d’abord un producteur de viande ou de lait. En plus, il offre sa laine et les innombrables produits qui en découlent. Et, il est aussi un acteur de nos paysages agricoles et ruraux. Redonner une place à sa laine, c’est reconnaître un peu mieux l’ensemble des ressources et des services associés à l’élevage ovin.

La Laine des coccinelles utilise la laine de deux élevages : La bergerie bio du Gros Cron à Lahage en Belgique et le Gaec Mariembourg à Guébling (France).

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