La laine : une matière aux mille et une utilisations !
Et si nous regardions la laine autrement que comme une matière à tricoter ? Elle a des propriétés qui la rendent intéressante dans de nombreux domaines : vêtements, certes, mais aussi literie, décoration, chaussures, isolation… La laine trouve sa place dans toute la maison et dans notre quotidien.
Lorsqu’on évoque la laine, on pense spontanément aux pulls, aux écharpes et aux chaussettes. Pourtant, elle possède des qualités qui permettent de l’utiliser dans des domaines bien plus variés.
Dans la maison, la laine est une alliée du confort : elle entre dans la composition de couvertures, de plaids, de tapis, de coussins, de luminaires, galettes de chaises, carpettes et de nombreux objets décoratifs. Sa capacité à emprisonner l’air lui confère un excellent pouvoir isolant. Elle contribue également à réguler l’humidité ambiante grâce à sa capacité à absorber puis à restituer la vapeur d’eau. Elle est en effet hydrophile de la vapeur d’eau (ses écailles s’ouvrent pour absorber jusqu’à 30% de son poids en eau) mais hydrophobe de l’eau liquide, ce qui la rend très déperlante.
La literie constitue un autre débouché particulièrement intéressant. Couettes, oreillers, surmatelas et matelas peuvent être garnis de laine. On peut aussi l’utiliser dans des coussins d’allaitement, des coussins de sécurité pour personnes handicapées, des tours de lits de bébé et des coussins de voyage. Cette fibre permet de créer un environnement de sommeil confortable, en limitant les sensations de froid ou de chaleur excessive et en gérant la majeure partie de l’humidité produite pendant la nuit.
La laine se retrouve également à nos pieds. Chaussettes, semelles, pantoufles et même chaussures exploitent ses propriétés isolantes, sa souplesse, son moelleux et sa capacité à amortir les petits chocs.
Dans le domaine de l’habillement, ses applications sont connues et nombreuses : vêtements, sous-vêtements, bonnets, gants, mitaines, moufles, chaussettes, accessoires, chapeaux, etc.. Selon la race du mouton, la finesse de la fibre et le procédé de transformation, on obtient des matières très différentes, du tissu fin et souple au feutre épais et résistant.
Mais les usages de la laine ne s’arrêtent pas aux produits destinés aux personnes. Les fibres moins adaptées à la confection textile peuvent servir à fabriquer des isolants thermiques et acoustiques pour le bâtiment, des « paillages » horticoles, des granulés d’engrais ou des matériaux composites.
Savez-vous que la laine se trouve aussi dans les fauteuils des avions, les vêtements des pompiers, les tapis de billards, les balles de tennis, les marteaux des pianos et des disques de polissage de l’industrie ? A la cuisine, on pourra l’utiliser pour des maniques, des sacs isothermes et des marmites norvégiennes.
Un des grands intérêts de cette matière naturelle et renouvelable, c’est que toutes les toisons ne sont pas destinées au même usage, mais toutes peuvent être valorisées. Il faut donc trouver le bon usage pour chaque type de laine. Une laine toute fine pour la layette et une laine longue et épaisse pour des tapis indestructibles.
La laine belge et la laine française ont notamment un potentiel intéressant dans cette perspective. Développer des produits à partir de laines locales permet de soutenir les éleveurs, de maintenir des savoir-faire et de limiter les transports inutiles.
Choisir un produit en laine, c’est donc aussi choisir une matière vivante, renouvelable et polyvalente. À condition de connaître son origine, sa transformation et les conditions dans lesquelles elle a été produite. C’est bien ce que propose La Laine des coccinelles 😉 !
